Premier réflexe du matin… Un soleil dans mon verre

Avant même le yoga et le petit déjeuner, je commence la journée en buvant un citron pressé dans un verre d’eau chaude. Mais pourquoi fait-elle ça vous dites-vous? Et bien parce que les bénéfices pour le corps sont énormes:

Je renforce mon système immunitaire.
Le citron est très riche en vitamine C et en potassium ce qui en plus d’aider à lutter contre les coups de froid, favorise le bon fonctionnement du cerveau et du système nerveux.

Je m’hydrate.
Une bonne hydratation est une des clefs pour être en bonne santé. On sait presque tous qu’en cas de déshydratation les reins ne fonctionnent pas bien. Ce qu’on sait moins, c’est que les glandes surrénales, se trouvant juste au-dessus, ont elles-aussi besoin d’être bien hydratées pour faire correctement leur boulot. Celui-ci étant entre autres, avec l’aide de la thyroïde, de créer de l’énergie et de gérer la façon dont notre corps répond au stress, on ne veut pas qu’elles se mettent en grève.

Je régule mon poids.
La pectine présente dans le citron permet de lutter contre les fringales.

J’équilibre le pH de mon corps.
Bien qu’il soit acide tout seul, le citron, une fois à l’intérieur du corps, devient alcalin. Il faut savoir qu’un bon équilibre acide-basique est une des choses à mettre en place pour avoir une bonne santé.

Je facilite ma digestion.
L’eau chaude stimule tout l’appareil gastro-intestinal. Par ailleurs les vitamines et minéraux présent dans le citron facilitent l’élimination des toxines durant la digestion.

Je profite d’un diurétique naturel.
Le jus de citron aide à éliminer tout ce qui doit l’être dans la vessie et à la garder saine.

Je m’offre une belle peau.
Grâce à la vitamine C et aux propriétés détoxifiantes du citron, je n’ai presque aucune imperfection. Ajoutons à ça une peau souple et très lumineuse.

Voilà pourquoi chaque matin, je bois un citron pressé dans de l’eau chaude. C’est on ne peut plus facile à préparer et surtout les bénéfices se font sentir dès les premiers jours.

Alors? Prêt à essayer?

C’est le printemps

Enfin… L’hiver est officiellement terminé. Pour fêter l’arrivée de la belle saison, je vous livre mes astuces pour recharger les batteries:

1. On fait le panneau solaire. Dès les premiers rayon de soleil, on sort; au besoin avec une écharpe. Une petite balade quotidienne d’environ trente minutes fait un bien fou. On s’oxygène et on fait le plein de vitamine D grâce à la lumière du soleil. C’est bon pour le corps et la tête. Le must: une balade avec un ou une amie. On papote en même temps ce qui n’est que positif.

2. On fait main basse sur les amandes. Riches en vitamine B12 et E, elles sont une super source d’énergie.

3. Le matin, on prend le temps de se faire une petite séance de yoga. Un simple « salut au soleil » est déjà plein de bénéfices. Cela permet de réveiller le corps en douceur et de lui donner de l’énergie pour toute la journée.

4. On adopte les jus verts. La chlorophylle permet d’éliminer les toxines qu’on a accumulé durant l’hiver et on absorbe un maximum de nutriments. Au bout d’une semaine, on ressent déjà une nette amélioration. Cela dit, je conseille une cure d’un mois.

5. On danse. Chez soi toute seule comme une idiote, dans le cadre d’un cour, dans un petit bar sympa, en boite de nuit, même dans la rue si on veut… On danse parce que ça donne la pèche.

6. Si on est vraiment très fatigué, on se fait une petite cure de spiruline. En paillette incorporé dans la cuisine, en cachet comme compléments alimentaires… comme on veut.

7. On rejoue la belle au bois dormant. On se couche tôt et on dort au moins huit heures chaque nuit.

Green juice week… le bilan

Voilà, on y est. Une semaine entière de jus/smoothie vert. Il est temps de regarder ce que ça a donné.

J’espérais une amélioration quant à mon petit coup de fatigue de fin d’hiver et je n’ai pas été déçue.  Je ne dirais pas que j’ai déjà récupéré toute mon énergie mais une bonne partie, c’est certain.  Cela dit, j’ai également remarqué deux ou trois petites choses qui, je pense, sont directement liées aux jus verts:

* Dimanche, je me suis fait une plaie au doigt qui a guérie vraiment très vite. D’après mes recherches, il s’agirait là d’une des propriétés de la chlorophylle.
* Mon petit rhume traditionnel à l’approche des beaux jours n’a toujours pas fait son apparition.
* Cette semaine ma peau est particulièrement hydratée et lisse. Je n’ai pas besoin de passer par la case gommage du visage. N’ayant rien changer d’autre pendant cette semaine de test, j’imagine qu’il s’agit d’un bénéfice du jus.
* De même, au travail, je n’ai eu aucune sensation de faim dans la matinée. Ce qui est une première somme toute très agréable.
* Et le must… j’ai perdu un kilo alors que j’ai mangé exactement comme d’habitude.

Au terme de cette semaine de test, mon verdict est tout simple: Les boissons vertes, j’adopte! Mon conseil: se préparer un jus/smoothie vert au petit déj, accompagné d’un thé… vert lui aussi bien sûre!

C’est grave docteur?

Course à la renommée ou simple façon de tromper l’ennui, les psy, grandes instances du comment être et penser, ont découvert une nouvelle maladie (imaginaire?). A l’heure où les TOC, TDA et autres névroses dites du monde occidental sont à la mode, voilà la petite dernière: l’Orthorexie nerveuse.
Houlà, mais que cache ce nom barbare, me direz-vous?  Et bien c’est là que ça devient drôle… Il s’agit d’un trouble du comportement alimentaire reposant sur une attention particulière (obsessionnelle) quant à la qualité de ce qu’on mange. A coup de titres accrocheurs tels que « Quand manger trop sain devient malsain », la polémique se répand. Le Guardian, éminent journal anglais, y a même consacré un article. Alors là, j’aimerais bien qu’on m’explique. Faire très attention à ce dont je me nourris ferait de moi une névrosée, une pauvre malade mentale? Honnêtement, il y a quelque chose qui m’échappe dans cette logique.
En bonne curieuse, j’ai donc fait mes petites recherches. On doit donc cette brillante découverte (oui, je suis ironique) au Docteur Bratman.  Ce qui m’a surprise à la lecture des différents articles que j’ai pu trouver, c’est le ton méprisant, légèrement satirique, qui les caractérise presque tous. Depuis quand des professionnels de santé parlent de gens atteints d’une malade en les dénigrant, les moquant? Cela me laisse perplexe quant à la réalité de ladite maladie, et quant à la crédibilité des dits professionnels. Et puis, il faut dire que j’ai l’esprit critique. La faute probablement à l’éducation dont j’ai eu la chance de bénéficier. Du coup, je remarque également une autre constante dans ces écrits: une remise en cause implicite du bio et de l’accès à l’information. « Le consommateur européen est bombardé d’informations sur ce qui est « bon » ou « mauvais » pour sa santé. Les alertes alimentaires et les adeptes des produits biologiques ont encore ajouté à la complexité des décisions que les consommateurs doivent prendre en matière d’alimentation. » Mais oui bien sûr! Le problème vient de l’information des masses et des gens qui font un choix différent de celui de la majorité. Non mais quel retour à l’âge des ténèbres! Je remarque également le choix de mot qui ne me parait pas anodin. Quand je demande à mon petit Larousse de me dire ce signifie le mot « adepte », il me répond:
« Sens premier: Partisan d’une doctrine, d’une religion; membre d’une secte. »
L’associer aussi directement aux produits biologiques… Je me demande ce que ça peut bien vouloir dire? (oui, je suis encore ironique).
Cela dit, si je suis certes une adepte du bio,  je suis également partisane de l’honnêteté vis-à-vis de soi-même.  Je me soumets donc au test du Docteur Bratman. Avec huit réponses positives sur dix questions, je souffre donc, sur le papier, d’Orthorexie. Par conséquent, me voilà dans la catégorie des malades mentaux. Le souci, c’est que répondre simplement oui ou non à ce type de questions me semble terriblement réducteur. Cela me parait beaucoup trop facile et superficiel. Je vais donc me donner le droit d’expliciter mes réponses. Vous trouverez tout ça ici.
Soit… D’après psychologie magazine, le test du Docteur Bratman et même d’après le site du Conseil Européen de l’Information sur l’Alimentation (EUFIC), je suis malade. J’ai cependant deux objections à faire:
La première est toute bête: je suis en excellente forme et surtout, je suis heureuse.
La seconde est moins évidente. D’abord, je ne sais pas ce qu’est l’EUFIC. Je veux bien qu’on me dise que j’ai un problème mais je veux dans ce cas savoir qui le dit. Par conséquent, je suis allée voir. Il s’agit d’une organisation à but non-lucratif basée à Bruxelles et Co-financée par la commission européenne. C’est du sérieux donc. Sauf que Co-financé implique que quelqu’un d’autre donne de l’argent. Alors qui?  La réponse est facile à trouver. Elle est sur le site même de l’EUFIC. Ainsi, parmi les partenaires financiers actuels, on trouve, entre autres: Ajinomoto sweeteners Europe (c’est-à-dire les frabriquants d’édulcorants), Coca-cola HBC, Coca-cola, Danone, Ferrero, Mars, McDonald’s, Nestlé et PepsiCo.
Du coup, je me demande quelle crédibilité l’EUFIC peut bien avoir. Mais surtout, je me dis que les gars qui me disent que je suis folle de vouloir manger sainement sont financés par ceux qui fabriquent et vendent une nourriture connue pour être mauvaise pour la santé. Comme quoi, remettre les choses en perspectives peut être intéressant.
Me voilà avec une dernière question, une seule… Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer comment fonctionnent les lobbys? Parce que pour moi, pauvre provinciale ayant fait ses études dans une petite université normande, la distinction entre lobbyisme et corruption n’est pas franchement évidente.

Sources et liens:

* Docteur Steve Bratman
* The Guardian
* Psychologie magazine
* EUFIC sur l’Orthorexie nerveuse
* A propos de l’EUFIC
* Wikipédia.

Le test du Docteur Bratman sur l’Orthorexie mentale

Même pas peur… Je le fais:

* Passez-vous plus de trois heures par jour à penser à votre régime alimentaire?

Très certainement. Cela dit, j’avoue que j’ai toujours été comme ça. La nourriture et la cuisine me passionnent depuis l’enfance. Essayer de nouveaux produits, de nouveaux goûts, trouver de nouvelles recettes… J’adore ça, et oui, j’y consacre plusieurs heures par jour.  L’alimentation saine, respectueuse des normes de l’agriculture biologique est pour moi un lieu d’exploration, d’expérimentations sans cesse renouvelé. Une contrainte? Je dirais plutôt un vaste terrain de jeu à peine effleuré.

* Planifiez-vous vos repas plusieurs jours à l’avance?

Là aussi, j’admets volontiers me préparer un planning des repas chaque semaine. Le dimanche soir, devant un petit film sympa, je m’installe avec la liste de ce que j’ai envie d’essayer et je fais mon planning. J’essaie de concilier les nouvelles recettes, les légumes de saison que j’ai trouvé au marché, mes besoins en matière d’équilibre alimentaire et le temps que la cuisine me prendra. Ce rendez-vous avec moi-même me permet de satisfaire mon goût de l’organisation et de me faire gagner du temps tout le reste de la semaine.

* La valeur nutritionnelle de votre repas est-elle à vos yeux plus importante que le plaisir de le déguster?

Et bien là, ma réponse est négative. Ce qui est amusant, stimulant, c’est justement d’arriver à l’équilibre entre les deux.

* La qualité de votre vie s’est-elle dégradée, alors que la qualité de votre nourriture s’est améliorée?

Non, encore une fois. La qualité de ma vie s’est au contraire améliorée de façon spectaculaire. J’ai bien d’avantage d’énergie et du coup, je bouge beaucoup plus. J’ai perdu le surpoids qui me collait à la peau depuis des années. Je dors mieux et me lève plus tôt sans difficulté.

* Etes-vous récemment devenu plus exigeante avec vous-même?

Tout à fait. Depuis quelques temps, je fais davantage de sport. Je me lance des défis, que ce soit dans la cadre de ma vie personnelle ou professionnelle. Alors oui, on peut dire que je suis plus exigeante avec moi-même.

* Votre amour-propre est-il renforcé par votre volonté de manger sain?

Complètement. Cela dit, avec toute cette attention à mon alimentation, sont survenus des changements physiques qui ont renforcé mon amour-propre. J’ai perdu du poids (beaucoup) sans être fatiguée ou stressée; ma peau est lumineuse, douce, souple; mon teint est unifié… Le tout sans l’aide de soins et de maquillage vendus à des prix prohibitifs. Donc oui, quand je me regarde dans le miroir le matin, mon amour-propre est renforcé.

* Avez-vous renoncé à des aliments que vous aimiez au profit d’aliments « sains »?

Une fois de plus, ma réponse est positive. J’ai renoncé à des aliments comme le sucre raffiné, le fast-food ou l’alcool au profit d’aliments « sains ». Prenons juste le cas de l’alcool comme exemple. Lors des soirées entre amis, je bois désormais des jus de fruits et de l’eau pétillante. Et c’est peut-être étrange mais le lendemain, je me réveille toujours en pleine forme, sans avoir mal à la tête, à l’estomac ou aux intestins. Je peux sans soucis participer à une soirée puis, le jour suivant, me lever tôt et faire tout ce dont j’ai envie sans passer ma journée à lutter parce que je ne me sens pas bien. Maladie mentale ou simple sens pratique?

* Votre régime alimentaire gène-t-il vos sorties, vous éloignant de votre famille et de vos amis?

En toute franchise, oui. Mon alimentation a créé des tensions dans ma famille. Pourtant, ça n’a duré qu’un moment; le temps pour mes proches de se rendre compte que je pouvais manger autrement tout en restant moi-même.
Mes relations amicales furent plus perturbées. Je l’admets. Certains furent très gênés par mon changement d’alimentation, d’autres absolument pas. Dans mes amis, certains ayant un régime alimentaire plus conventionnel sont toujours ravis de venir essayer de nouveaux plats chez moi. Donc, voilà la question que je ne peux m’empêcher de me poser: Est-ce mon régime alimentaire qui m’a éloignée de quelques uns ou est-ce leur manque d’ouverture d’esprit?

* Eprouvez-vous un sentiment de culpabilité dès que vous vous écartez de votre régime?

Évidemment. Mais je ne crois pas que ce sentiment soit différent de celui qu’éprouve  n’importe quelle femme faisant attention à son poids.

* Vous sentez-vous en paix avec vous-même et pensez-vous bien vous contrôler lorsque vous mangez sain?

Bien sûr. Et j’avoue ne pas voir ce qu’il y a de malsain là-dedans